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 Kyle Galusser

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MessageSujet: Kyle Galusser   Mer 29 Jan - 15:11

Kyle Galusser
Voler, c'est comme la neige. C'est bien quand tu la lances sur les autres.


Je suis Kyle Galusser, j'ai 21 ans et je suis né le 21 décembre 1993 à Mexico. Je suis célibataire et je suis sans-métier légal. Comme n'importe qui, j'ai des passions, surtout les hauteurs, les appartements au dernier étage d'un grand immeuble et la liberté et des choses que je déteste comme être enfermé, être pris la main dans le sac et m'ennuyer. Je suis un élémentaire et je vis en tant que passif. Je suis particulièrement doué pour sauter partout et crocheter les serrures et je possède un kit de crochetage et un pistolet à air comprimé pour tirer des fléchettes soporifiques. Je suis représenté par Ryan Cartwright.



Description physique
Je fais un mètre et soixante sept centimètres pour cinquante huit kilos ; je suis dans la moyenne. J'ai les cheveux bruns foncés mi-long, je déteste aller chez le coiffeur, et des yeux bleus. Je ne suis pas baraqué, mais j'ai tout de même quelques muscles ; même si ça ne me dessine pas superbement. En revanche, je suis assez agile ; c'est physique ça, non ? Généralement, j'aime bien porter des gilets ou des chemises colorés parce que c'est facile à enlever et à mettre et des pantalons ou des jeans simples. Quand je suis en « mission spéciale », je porte une combinaison noire toute simple : un gilet avec l'intérieur couvert de poches, un jean si souple qu'il me fait penser à un jogging chaque fois que je le porte et une ceinture avec un holster.
Description Psychologique
Mes parents ont essayés de me décrire psychologiquement. Ils sont psychiatres tous les deux. Mais ils n'y arrivaient pas, alors ils m'ont envoyés chez un de leur collègue, pensant que les sentiments qu'ils avaient pour moi interférés avec leur jugement. Leur collègue n'a pas eu plus de chance. Ça n'est pas que je suis compliqué. C'est juste que je n'avais pas envie de parler. Je suis plutôt discret sur ma vie. Même mes amis ne connaissent pas tout de moi ; et pour certaines choses, ça veut mieux. Je ne suis pas quelqu'un de timide en revanche. J'aime rigoler et afficher ma supériorité quand j'en ai une ; prétentieux ! Je pense pouvoir me prétendre intelligent. J'arrive à dresser un tableau mental d'une pièce en la regardant quelques secondes à peine. J'ai une bonne mémoire visuelle. J'adore m'amuser et délirer avec mes amis, buvant souvent plus que de raisons d'ailleurs. Ils disent d'ailleurs qu'ils me trouvent trop libres. D'après eux, je ne sais pas suffisamment bien suivre les ordres pour garder un travail. Ils ont raison. C'est pour ça que je ne travaille plus. Du moins... plus sous les ordres directs de quelqu'un.



Pouvoirs
Mon pouvoir se situe au dessous du zéro degré. Je contrôle la glace. Enfin... contrôlais.
Lors du black-out, lorsque je me suis réveillé, j'étais au milieu de mon appartement, totalement glacé. Il n'était pas seulement recouvert d'une couche de givre. Il l'était littéralement. Les fruits dans ma corbeille, mes vêtements, ma télévision, tout était glacé à l'intérieur même. Lorsque j'ai renversé ma chaine-hifi, elle s'est brisée en mille morceaux ; la glaciation l'ayant trop fragilisée. Je suis sorti de chez moi pour essayer d'y comprendre quelque chose. Au dehors, il faisait un temps si sombre que je n'arrivais pas à voir la rue du haut de mon appartement du vingt-septième étages. Vingt-sept étages que j'ai dû me taper à pieds. Dès que je suis sorti de chez moi, le couloir s'est mis lui aussi à geler. Les murs, le sol et le plafond se recouvrait d'une fine couche de glace ; fine mais solide. Et avant que j'atteigne l'ascenseur, les portes étaient  comme closes par la glace. J'ai réussi à ouvrir la porte à grande peine. La poignée était d'ailleurs extrêmement froide, j'en étais conscient, mais ça ne me faisait rien. J'ai découvert plus tard, même à mon plus bas niveau, que lorsque j'utilise mes pouvoirs, ma sensibilité au froid disparaît.
C'est en sortant dans la rue que j'ai mesuré, que je mesure à présent, l'ampleur de mon pouvoir. Si tôt à l'air libre, la neige a commencé à se former dans l'air. L'eau au sol, il avait surement dû pleuvoir, s'est mise à geler. Le verglas était partout. Ce même verglas qui a bien failli me couter la vie. Alors qu'une voiture roulait à vive allure, elle a dérapé et foncé vers moi. J'ai juste eu le temps de crier « non » et de lever les bras qu'un sorte de souffle glacé sortait de mes mains. Ça s'appelle la cryurgie. La capacité de projeter une vapeur glacée qui forme une couche de glace. Cette vapeur a emprisonné l'avant de la voiture dans un iceberg. Quand j'ai compris que j'en étais le responsable, j'ai pu réaliser la deuxième facette de mon pouvoir, après avoir réalisé que j'avais un pouvoir. La cryokinésie qui permet la modulation de la glace. C'est-à-dire que je peux sculpté la glace avec ma simple pensée. Je me suis bien amusé à fabriquer des statues de glace, voire même une maison (si vous avez vu une maison magnifique faites en glace dans une rue de New-York après le Black-Out, c'était moi).

Malheureusement, maintenant, mes pouvoirs ont considérablement diminués. La cryokinésie n'est plus à ma portée. Je ne peux plus que projeter une vapeur glacée de mes mains. Une vapeur qui ne crée que de la neige pour mon plus bas niveau. Et je ne peux pas en projeter beaucoup.
En revanche, ce constant besoin d'être en contact avec de la neige ou de la glace m'est presque horripilant. J'aime quand j'ai ce froid dans la main. J'ai la chance de pouvoir faire apparaître de la neige quand je veux. Si tôt que le besoin se fait trop important, je projette un peu de neige et j'enfouis mes mains dedans. Aussitôt, je me sens beaucoup mieux.


IRL
Pseudo : Ardro - Age : 20 ans - Disponibilité : 24/24h 7/7j - Comment avez-vous connu le forum ? Je suis un ancien, il me semble - Comment trouvez-vous le forum ? Je ne sais pas encore. Je le dirais plus tard :p - Un dernier petit mot ? Non - Double compte : Non
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MessageSujet: Re: Kyle Galusser   Mer 29 Jan - 17:52

Kyle Galusser
La neige, c'est comme voler. C'est quand il est trop tard que tu te rends compte qu'elle t'a piégé.


Histoire
Mon histoire n'est pas extraordinaire, mais elle n'est pas banale non plus. Je veux dire, peu de personnes peuvent se vanter d'avoir visité l'appartement privé d'un PDG très connu dont je tairais le nom... de nuit.

Pour en revenir au début, je peux dire que tout à commencé au Mexique. Alors que l'hiver battait son plein au Nord, il faisait un bon petit dix degrés là où mes parents étaient. Du moins, je suppose. C'est eux qui me l'ont raconté. Apparemment, j'étais prévu seulement deux semaines plus tard et ils avaient prévu ce voyage depuis un an. Autrement dit, même si ma mère était plus grosse qu'une montgolfière (oui, j'avoue, je prenais beaucoup de place), elle n'allait pas rater ce voyage. Le Mexique était son rêve ; elle m'a eu en cadeau. Je suis né dans un petit hôpital de Mexico. J'étais en pleine forme, vif, des cheveux un peu dégueulasse mais des beaux yeux bleus.
Puis nous sommes rentrés à New York (au passage, j'ai la double nationalité : Americano-Mexicain, ou Mexico-Américain, je sais jamais dans quel ordre). Là, j'ai grandi.

J'étais un petit garçon normal. Je jouais à l'école avec mes copains, aux billes, aux cartes... déjà à cet âge-là, dès que je pouvais, je m'appropriais les possessions de mes camarades. Je me rappelle encore du jour où j'ai réussi à piquer une carte ultra-rare. L'autre môme a pleuré pendant des heures et personne n'a jamais su où était passé sa carte. Ils l'ont supposé perdue, envolée par le vent.
L'école ne me passionnait pas. Le lycée m'ennuyait. J'y allais tous les jours, les retards et absences n'étaient pas pour moi. Du moins, mes parents m'y obligeaient. Et comme je n'avais pas envie de me disputer avec eux, alors je faisais preuve d'une bonne ponctualité. Les notes, c'était secondaire. Ça n'est pas que je ne comprenais pas, c'était que je ne voulais pas comprendre. Je ne savais pas ce que je voulais faire plus tard, les sports ne m'intéressaient pas, ni même aucun autre club.
Petite rectification : si, ils m'intéressaient, mais uniquement quand je pouvais voler des choses. Depuis tout petit, je ressentais de l'adrénaline chaque fois que je volais. Une bouffée d'oxygène me montait au cerveau et j'étais aux anges. J'ai piqué quantité de choses dont je n'avais pas besoin. Des téléphones, des ipods, des caleçons même, dans le vestiaire des sportifs (ils ne me laissent pas indifférent ces petits cons), et même un ordinateur portable dans la salle du club d'informatique. C'est lorsque je me suis rendu compte que je n'avais plus la place de garder tout ce que j'amassais que j'ai cherché un moyen de m'en débarrasser.
Je me suis traité d'idiot lorsque j'ai trouvé la solution : les revendre. La magie d'internet m'a permis d'écouler mon stock en moins de trois semaines. Croyez-le ou non, mais en trois semaines, j'avais réussi à vendre pour six milles cinq cents quarante trois dollars. Je m'en souviens encore. À partir de ce jour-là, j'ai commencé à sécher les cours. Je me suis acheté un kit de crochetage et je me suis entrainé. Pendant des jours et des jours, je crochetais des centaines de cadenas que j'avais achetés. Puis je suis passé aux portes de chez moi. Aucune ne semblait me résister. Deux mois après, je pensais être prêt pour tester le crochetage en situation réelle.
Mon premier cambriolage.
J'ai cherché la maison pendant un bon moment. Je ne voulais pas voler un pauvre ou une famille avec des revenus modestes. Je suis alors allé dans un des quartiers de riches de New-York. J'étais fou ! Il y avait des caméras partout, des alarmes.
J'ai acheté une combinaison noire, une cagoule et par une nuit sans lune, j'ai pénétré dans ce quartier. J'ai couru, accroupi, vers la première maison. La porte de derrière semblait avoir une serrure simple. J'ai prié pour que l'alarme ne se déclenche pas pendant que je fouillais à l'intérieur de la serrure. J'ai mis au moins dix minutes pour la crocheter. La « clic » qui a retenti lorsque la porte s'est ouverte était le plus beau son de ma vie. J'ai coincé la porte avec deux pierres afin qu'elle ne bouge pas et j'ai vagabondé dans la maison. Des écrans plats géants, une table de mixage, des tableaux, des bijoux par dizaine posés sur un buffet. C'était une véritable caverne d'Ali Baba. J'ai pris tous les bijoux, craignant de réveiller les propriétaires et je suis parti aussitôt. J'ai refermé la porte avec douceur. C'est là que j'ai vu les lumières de police. Une alarme silencieuse. La porte était sous alarme silencieuse. La police avait été prévenu sans que je ne sois au courant. Je peux affirmer que je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. Les policiers m'ont vu et ont commencé à me courir après. Ils m'ont coursé après sur une bonne vingtaine de pâté de maison. Je commençais à avoir un point de côté infernal, mais je savais que m'arrêter signifiait la prison. J'ai réussi à rejoindre la ville. Cette fois, les voitures et les motos étaient aussi de la partie. Sachant que je n'allais plus tenir longtemps, j'ai emprunté une petite ruelle qui se terminait par un cul de sac. Je le savais.
Le mur était haut de trois mètres et des poubelles étaient éparpillés un peu partout. Je suis monté sur l'une d'elles puis j'ai réussi à agripper le mur sur lequel je me suis hissé. Les policiers étaient sur leurs motos et je savais que le temps qu'ils descendent pour me rejoindre, je pouvais être hors de leur portée. J'ai retrouvé mon aplomb et, pendant qu'ils retiraient leur casque et couraient vers moi, lancé (en tentant d'avoir un voix plus grave) :
-Robin des Bois vous salue !
C'est vrai, c'était stupide comme phrase. Mais je me suis dit qu'en leur faisant croire que je volais pour une cause autre que la mienne, leur enquête futures seraient plus difficiles. Il faut croire que ça a fonctionné, puisque je ne suis toujours pas démasqué.

Je me suis rendu compte de la difficulté de vendre des bijoux volés quelques jours après. Mon cambriolage a fait l'objet d'un fait divers dans le journal. C'était la maison d'un DJ local qui avait été cambriolée. Et il offrait une récompense pour toute indice ou arrestation d'un suspect. Il était hors de question de vendre les bijoux via internet. Les policiers pouvaient les retrouver. J'ai alors écumé les ruelles la nuit afin de trouver un revendeur.
Parallèlement, mes parents avaient appris que je n'allais presque plus au lycée. Ils ont commencé à faire des séances avec moi. Je devais m'allonger sur un sofa et raconter tout ce qui me passait par la tête. Oui, mes parents me prenaient pour un patient. Je me suis endormi plus d'une fois. Presque à chaque fois en réalité.
J'ai trouvé un revendeur dans les semaines qui suivirent. Il avait l'air réglo et il ne m'avait pas demandé de retirer ma capuche quand on a conclu l'affaire ; signe que ce qui l'intéressait était uniquement la transaction. Sur ce coup-ci, je me suis fait un peu plus de dix milles dollars. Tout était en cash ! Je nageais littéralement dans le bonheur.
Même le collège psychologue chez qui mes parents m'avaient envoyé n'a pas réussi à me faire parler. Du moins, pas la vérité. J'ai inventé de tel scénario que je me demande comment j'ai fait pour les sortir. Des histoires d'extra-terrestres, de crocodiles dans les égouts et de coma mondial (oui, moi aussi ça me fait penser à quelque chose maintenant).
J'ai enchainé les petits vols jusqu'à ce que mon revendeur me propose quelque chose. Je me suis d'abord méfié, évidemment. Mais j'ai fini par accepter de le rencontrer dans une rue commerçante, la nuit. Si jamais c'était un traquenard, je pouvais toujours essayer de me fondre dans la foule. Je gardais ma capuche pour protéger mon identité. Il m'a alors donné une pochette qui contenait des documents. Ils regroupaient toutes les informations sur un entrepreneur qui cachait toute sa fortune chez lui. Mais il avait plusieurs chiens féroces et tout un armada de technologie de sécurité. Si jamais je réussissais à lui voler sa fortune, j'aurais dix pourcents.
-Qu'est-ce qui m'empêcherait de tout garder ?
-Tu as l'air d'être un garçon intelligent. Si tu réussis ça, on te filera d'autres dossiers et je t'achèterais plus chers tes marchandises. Alors que si tu nous arnaques, on te retrouvera et tu regretteras de ne pas être resté dans les jupes de ta mère.
-C'est cool alors !
J'ai étudié le dossier de fond en comble. Cette maison était une forteresse. Le code du coffre-fort était marqué dans un dossier. Je n'avais aucune idée de la façon dont se l'étaient procuré ces gens et je m'en fichais. Ça me retirait un problème. Il restait les chiens et le système d'alarme couplé au réseau de surveillance. Le commissariat le plus proche était à cinq minutes. Je devais jouer la vitesse. Mais je ne pouvais pas être plus rapide que des chiens.
J'ai cherché tous les moyens pour distraire les chiens. Puis une idée m'est venu alors que j'étais en cours de chimie ; oui, j'y allais encore quelques fois, pour voir mes amis.
J'ai eu beaucoup de mal à trouver ce que je voulais. J'ai dû aller à une centaine de kilomètres de New York pour le trouver. Mes parents m'ont d'ailleurs puni pour avoir emprunté la voiture sans permission. Mais ça valait le coup, j'avais enfin tout l'équipement.

Combinaison et cagoule en place, je me suis posté devant la maison-cible. Elle était entourée par un grillage haut de trois mètres, mais des arbres l'entouraient, aussi bien dans la propriété qu'à l'extérieur. Les branches s'entremêlaient tellement que la lumière passait certainement difficilement. Le propriétaire avait fait poussé une véritable forêt sur son terrain. Cette passion me permit de franchir le grillage, mais également de marcher sur les branches pour arriver jusqu'au toit de la maison. Ça aurait pu être parfait si les chiens n'avaient pas un si bon odorat. Dans le faible éclat de lune, je les vis relever la tête. L'un d'eux commençait à renifler l'air.
J'ai alors sorti mon dernier achat et j'ai visé le flanc du molosse. En appuyant sur la détente, le projectile est parti et s'est fiché à l'endroit voulu, à quelques centimètres près. Si le chien avait bougé, je l'aurais manqué. Il a émit un petit glapissement et s'est effondré quelques secondes après. J'avais testé moi même cela. Le produit faisait effet rapidement. J'ai tiré les fléchettes soporifiques sur les quatre autres chiens. Je les ai loupés trois fois. J'avais vu juste en supposant que je visais mal. Le vendeur avait voulu me faire acheter une carabine à deux coups. J'avais préféré un simple pistolet à air comprimé à dix coups. Les petits fléchettes se logeaient dans un chargeur, comme un vrai pistolet. Il avait une faible puissance. Une vingtaine de mètres, trente au maximum. Mais cela suffisait.
Les molosses neutralisés, je savais que leur collier n'allait pas tarder à réagir. Leur propriétaire les avait équipés de colliers à détecteurs. Si jamais le rythme cardiaque du chien ralentit trop, cela déclenche une alarme. Cela signifiait que si les molosses étaient tués ou endormis, un autre problème se présentait. Pressé, j'ai alors sorti ma corde et mon grappin et joué au Père Noël, littéralement. J'ai accroché le grappin au haut de la cheminée et descendu à l'intérieur en rappel. Nous étions en plein été, si bien qu'elle n'était pas allumée.
Mon pied à peine posé par terre, j'ai foncé vers le bureau, trouvé le coffre fort et composé la combinaison. Il s'est ouvert immédiatement. J'ai alors vu les piles de billets entassés. Ouvrant grand mon sac, j'ai tout fourragé à l'intérieur. J'ai fait le chemin inverse encore plus rapidement et forcé sur mes bras, douloureux à la sortie, pour remonter. Je sautais de l'arbre sur le trottoir au moment où je vis les phares de la police au loin. J'ai couru dans le sens inverse.
Cette opération m'a permis de récolter cinquante trois milles dollars.

Avec le temps, j'ai appris à convertir cette argent afin de pouvoir le placer sur mon compte en banque sans que cela ne soit suspect. J'ai pu acheter (oui, acheter, pas voler) un appartement, mon appartement, au vingt-septième étages d'un immeuble. Mes placements boursiers me récoltent suffisamment d'argent pour que je n'ai plus besoin de voler. Mais je le fais soit pour le plaisir, soit lorsque mon revendeur, toujours le même, me propose ce que j'appelle intimement « des missions spéciales ». La vie était parfaite pour moi. Jusqu'au Black Out.

Je venais de rentrer d'une soirée bien arrosée avec mes amis. Tellement arrosée que je me suis endormi, évanoui serait plus juste, sur le canapé. Je ne sais pas si c'est l'alcool ou le coma mondial, mais j'ai dormi pendant plusieurs heures.
C'est la sensation de froid qui me força à me réveiller. Je n'avais pas froid, mais je sentais le froid. La vision de mon canapé gelée m'a fit faire un bond. J'ai glissé sur le sol verglacé et me suis étalé, dos contre terre. Les stalactites de glace tombaient du plafond, formant parfois des colonnes avec les stalagmites. Mon ventre gronda en regardant mon réfrigérateur. Je n'ai pas réussi à l'ouvrir. J'ai tenté de prendre un fruit, une pomme, dans la corbeille à fruit, mais elle était dure comme la pierre. En la lançant contre le mur, elle s'est brisée en mille morceau. Étonné, je me suis dirigée vers ma chaine-hifi que j'ai poussé hors de mon buffet. En tombant, elle a éclaté et s'est répandue sur le sol. D'après ce que je comprenais, le froid s'était insinué dans la matière même et l'avait fragilisée à tel point que ma chaine n'était plus qu'un souvenir à présent.
J'ai couru vers la fenêtre pour y apercevoir quelque chose, n'importe quoi. Mais le ciel était si sombre que je pensais que nous étions en pleine nuit. Je n'en avais aucune idée à vrai dire. Mon horloge s'était arrêtée ; une stalactite avait alourdi l'aiguille qui pointait à présent le six.
J'ai attrapé la première chose qui me venait sous la main, une chaise, et je l'ai jetée contre la porte. La chaise s'est fracassée et la porte n'a pas bougé. J'ai appuyé si fort sur la poignée que celle-ci a fini par céder et s'est ouverte.
Le couloir était normal, du moins pour quelques secondes. Aussitôt ma porte ouverte, le froid s'est insinué hors de mon appartement et a commencé à gelé tout ce qui passait à sa portée. J'ai refermé ma porte, mais la glace semblait se multiplier. Rien ne l'arrêtait. J'ai couru jusqu'à l'ascenseur.
Trop tard. Une couche de givre le recouvrait déjà. J'ai donné un coup de pied dans la porte de l'escalier, juste à côté, tant de rage que d'utilité. J'ai dévalé l'escalier, m'accrochant fermement à la rambarde pour ne pas glisser sur les marches qui se verglaçaient quelques mètres devant moi. Je n'arrivais pas à distancer la vague de froid. Comment se faisait-il qu'elle semblait avoir commencée dans mon appartement ? Il me fallait des réponses.
Malgré la fraicheur propagée par la glace environnante, je ne tremblais pas. J'étais légèrement frileux d'ordinaire. Mais en ce moment, je ne ressentais rien. J'avais juste la peau glacée.
J'ai donné un nouveau coup de pied dans la porte vitrée d'entrée. J'ai dû recommencer à plusieurs reprises. Elle ne s'est pas ouverte, mais la vitre a volé en éclat. Je suis passé au travers, prudemment.
La rue, sombre, était mouillée. Il avait dû pleuvoir quelques heures plus tôt. Cette eau se transformait peu à peu en glace, créant du verglas sur la route. Les pares-brises et vitres des voitures stationnées s'opacifièrent, gelées. L'air humide fit apparaître des flocons de neiges. Ils ne tombaient pas du ciel. Ils semblaient se former dans l'air et rester en suspension légère, comme s'ils étaient agités par une douce brise, inexistante pourtant.
J'ai entendu un moteur rugir au loin. Une voiture fonçait dans la rue. Elle allait déraper à cause de verglas.
J'ai fait de grands signes pour lui dire de se stopper. Mais rien n'y faisait, elle roulait toujours plus vite. Puis le roulé-boulé est arrivé. La voiture allait m'écraser.
J'ai crié « non » comme si cela allait la convaincre de s'arrêter et levé les bras. J'ai failli fermer les yeux, mais je m'en suis empêché lorsque j'ai vu une chose incroyable se produit.
Un souffle glacé jaillit de mes mains et emprisonna l'avant de la voiture dans un iceberg haut de trois mètres. L'automobile s'était stoppée en plein vol, à quelques centimètres du sol. J'ai regardé à travers la vitre opaque du conducteur mais n'ai rien vu. Attrapant une bouteille vide qui trainait dans le coin, j'ai frappé la fenêtre du conducteur, brisant les deux verres, pour ne trouver personne à la place du chauffeur. La voiture était vide.

Une voiture vide, un souffle glacé qui jaillit de mes mains, la rue vide et un froid qui se propage tout autour de moi. Le monde devenait complétement fou, ou alors c'était moi.
Je n'entendais aucun bruit. La peur m'a alors envahi d'un seul coup. Et si j'étais le dernier homme sur terre ? Et si j'avais tué tout le monde à cause du froid ? Je commençai à trembler. -NON !!!!!!!! Ai-je crier si puissamment que j'ai senti une vague de froid me parcourir.
Cette vague a jaillit de mon corps et recouvrit une bonne partie de ma rue et des immeubles alentours d'une couche de glace de plusieurs centimètres d'épaisseur.
Crier m'avait fait du bien. J'ai retrouvé une respiration normale et me regardé mes mains.
Si froides, et apparemment si puissantes.
Comme si j'avais fait cela toute ma vie, j'ai projeté un souffle glacé devant moi. Il s'est formé une sculpture de mes parents. Je pensais à eux justement. Je ne les reverrais plus jamais ? Et mes amis ?
J'ai soufflé une seconde vapeur. Une statue d'un de mes amis s'est réalisée. La ressemblance n'était pas frappante. Je ne les reconnaissais que parce qu'ils m'étaient familiers.
Une idée m'est alors venue. Si, en projetant de la glace, j'arrivais à construire des statues. Peut-être que...

J'ai posé les mains au sol et je me suis concentré. J'ai vu des murs jaillir du sol. Un toit se former. Des décorations apparaître. Une porte fonctionnelle se dessiner.
Lorsque j'ai rouvert les yeux, une maison grandeur nature se trouvait devant moi. La porte d'entrée tournait sur ses gonds, de même que la poignée. C'était une réplique glacée de mon appartement. La table, le canapé, les meubles, la télévision, la salle de bain... tout était là. Il ne manquait plus que l'électricité et des appareils électroniques fonctionnelles et je pouvais m'y installer.
Un mal de tête me vrilla le crane soudainement. Ma gueule de bois semblait apparaître. Je me suis allongé sur le sofa de glace... puis je me suis endormi.

Les mois qui suivirent furent difficiles. Je ne peux pas le nier. En me réveillant, ma maison de glace commençait à dépérir. Le toit s'était partiellement effondré, manquant de m'écraser. Mais au moins, le soleil était revenu et mon verglas se fragmentait, signe que je ne projetais plus de vague de froid. Malheureusement, je ne projetais plus que de la neige. J'ai tenté, mainte et mainte fois, de créer des sculptures, des maisons, voire de minuscules objets. Mais je n'obtenais que de la neige. Je n'arrivais même plus à projeter de la glace. Je me suis rendu à l'évidence : mes pouvoirs avaient diminué, grandement.
La glace fondant, ma rue est redevenue praticable, du moins jusqu'à ce qu'un éboulement ne crée un trou de cinquante mètres dans le sol, et j'ai pu trouver d'autres personnes et discuter avec. Eux aussi s'étaient découverts un pouvoir. Le sujet semblait tabou au début, mais bientôt, nous avons dû nous allier contre des animaux enragés. Animaux qui, nous l'avons compris, et vu, plus tard, se trouvaient être les métamorphes.
Durant une année, j'ai travaillé tous les jours afin de reconstruire une société. Je n'ai, presque, rien volé durant cette période. Mais à force d'alliance et d'entraide, New York, et le monde, est redevenu une société. La question, à présent, se tournait vers le pourquoi ? Comment ? Qui ?
Un groupe, les Activistes, semblent déranger le gouvernement. Ils posent des questions. Les questions qui dérangent. Je n'en fais pas parti. Même si j'en ai bien envie. Mais pour l'instant, je suis occupé à me relancer dans mes activités. Mon revendeur, increvable celui-ci, est toujours le même. Je l'ai retrouvé dans la même ruelle. Cependant, quelque chose est changé en lui. Sa peau a quelque chose de... différent. Mais maintenant, il porte un masque. Et il me propose des missions spéciales bien plus périlleuses. Pourquoi veut-il connaître les documents qu'un membre du gouvernement a dans son bureau ?
Je ferais bien de le surveiller. Il pourrait peut-être me conduire à ceux qui m’intéressent.
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Kyle Galusser

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